DE LA SEXUALITÉ DES ORCHIDÉES

Sofia Teillet

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Cette conférence consisterait donc à expliquer ce point précis : quelles techniques l’orchidée a-t-elle inventées (différentes et plus élaborées que les autres fleurs), pour assurer sa fécondation. On pourra étudier par exemple la place de l’orchidée dans le monde végétal (combien de milliers d’années a-t-elle, combien d’espèces d’orchidées etc), ou l’analyse de la structure d’une fleur hermaphrodite type (organe sexuel du végétal), afin de pouvoir la comparer ensuite avec la structure d’une orchidée et observer les différences. Ce sera aussi l’occasion d’en comprendre la forme particulière (attirante ou répugnante selon les sensibilités). Nous pourrons ainsi retrouver ensemble les cours de biologie que nous avons eus enfants, tout en les approfondissant, et avec la joie de conscientiser ce que la plupart d’entre nous a oublié : quand on offre une fleur à quelqu’un, on offre en fait les organes génitaux d’un individu végétal.

En juin 2014 après un stage donné par Frédéric Ferrer sur la conférence théâtrale, j’ai commencé à m’intéresser à la « sexualité végétale ». Je n’y connaissais rien, mais enthousiasmée par l’ouvrage de Maurice Maeterlinck, j’avais envie d’approfondir ce sujet, qui était en fait une façon détournée de parler d’amour. Car le végétal contient le paradoxe suivant : celui d’être enraciné, tandis que la nature réclame forcément un déplacement vers l’autre sexe, pour une reproduction nécessaire à toute espèce. Et c’est ce qui le contraint à trouver toutes sortes de stratagèmes et arrangements pour « rencontrer l’autre ».

Conception et écriture : Sofia Teillet Collaborateur artistique : Julien Fournet Production : Marion Le Guerroué